Dennis Hopper exposé à l’Eden Rock Gallery du 28 décembre 2013 au 31 janvier 2014

Voici l’histoire d’un homme-enfant qui a choisi de développer ses cinq sens et de vivre de vraies expériences plutôt que de simplement lire. --Dennis Hopper

Gagosian est heureux de vous annoncer le lancement de l’exposition des photographies de Dennis Hopper, suite à la présentation précédemment en 2013 de « The Lost Album » à la Galerie Gagosian, New York.
Hopper a fondé sa réputation d’acteur et de directeur culte grâce à Easy Rider (1969), et a cultivé cette notoriété lors de performances remarquées dans The American Friend (1977), Apocalypse Now (1979), Blue Velvet (1986), Hoosiers (1986), et en tant que directeur de Colors (1988). Au cours de son ascension parmi les célébrités hollywoodiennes, il a réussi à capter l’esprit unique et saisissant des années 1960 à travers des photographies allant de Los Angeles à Harlem, en passant par Tijuana au Mexique. Ces photographies, redécouvertes après la mort de Hopper, dépeignent des figures emblématiques de cette époque telles que Tina Turner, Andy Warhol ou encore Martin Luther King Jr. « The Lost Album » d’un interêt aujourd’hui historique comporte plus de 400 photographies en noir et blanc prises entre 1961et 1967, à l’époque où la future femme de Hopper, Brooke Hayward lui a offert un appareil photo Nikon pour son anniversaire.
Cette exposition met l’accent sur deux axes de travail offrant des captures uniques et personnels de lumière et paysages de la vie privée de Hopper au cours des années 1960 à 1970, avec une sélection de portraits de « The Lost Album », représentant des artistes de Jasper Johns et Roy Lichtenstein à Ed Ruscha. Tout comme « Drugstore Camera », une série de photographies prises à Taos, Nouveau- Mexique, où Hopper a vécu suite à la production d’Easy Rider dans les années 1980 (Hopper est enterré à Taos où il a gardé une propriété tout au long de son vivant).
Prises avec des appareils photos à usage rapide et développées dans un labo photo au fond d’un drugstore, les clichés de « Drugstore Camera » représentent la famille et les amis de Hopper au milieu de ruines et paysages déserts ; mais aussi des femmes nues dans des intérieurs sombres ; des souvenirs de voyages autour du Kansas, état natal de Hopper ; ainsi que des créations spontanés d’objets jetés tels des natures mortes.
Pendant les années 1960, Hopper a réalisé de manière spontanée une série de portraits d’artistes aujourd’hui légendaires. Parmi ces photos, l’une de Claes Oldenberg, debout au milieu de tranches de gâteau de plâtre entreposées de façon uniforme sur le sol à un mariage en 1966. Une autre montre Andy Warhol portant des lunettes de soleil foncées, une fine cravate et souriant malicieusement derrière une petite composition florale. Sur la suivante, Robert Irwin, en équilibre en haut d’une échelle, fait des gestes au photographe tout en serrant le culot d’une ampoule entre ses dents. Ces photographies ainsi que autres évènements culturels, icônes et moments intimes ayant captés l’attention de Hopper constituent un aperçu passionnant de la vie des années 60 et 70 qui combinent un idéalisme politique, un optimisme humaniste mêlé à l’art de vivre californien de l’époque.